Depuis des siècles, le Val Brembana est traversé par un fil conducteur : la’l'eau.
Avant que la vallée ne devienne une destination touristique, avant que des casinos et des établissements élégants ne soient construits, il y avait ici une source que les gens connaissaient déjà depuis le Moyen Âge. Une source qui guérissait, qui attirait les paysans, les voyageurs et les malades, et qui allait faire de San Pellegrino Terme l'une des capitales du thermalisme italien.
Les origines anciennes de la source
Des sources historiques attestent que depuis XIIIe siècle l'eau minérale de San Pellegrino faisait l'objet de petits “pèlerinages”. On la buvait pour soulager les maux, pour purifier le corps, pour se soulager.
La tradition veut que Léonard de Vinci, qui, entre 1482 et 1512, a étudié les rivières lombardes, a traversé la vallée de la Brembana et a visité la source. Ce n'est pas un fait certain, mais c'est une légende qui revient dans diverses publications et qui correspond parfaitement à son intérêt pour l'eau et son comportement.
Les premières analyses et stations thermales
L'histoire documentée du thermalisme commence en 1748, lorsque la source a été analysée pour la première fois : la composition - riche en calcium, magnésium, sulfates et bicarbonates, avec un résidu fixe d'environ 900-1100 mg/l - est restée étonnamment stable au cours des siècles qui ont suivi.
En 1760, A l'époque, Pellegrino Foppoli installe des bancs et des structures autour de la source pour permettre aux visiteurs de s'asseoir et de boire. C'est un geste simple, mais il représente le début du thermalisme moderne : la pratique de se soigner avec de l'eau minérale commence à se répandre, surtout parmi la noblesse et la bourgeoisie.
Entre les 1842 et le 1848, La municipalité concède alors des droits d'exploitation à la famille Palazzolo, avec une clause qui en dit long sur l'époque : une partie de l'eau doit rester gratuite pour les habitants, via une canalisation extérieure. C'est ainsi que les premiers véritables établissements thermaux sont nés autour de la source.
De la fontaine de guérison à la ville d'eau
Le tournant s'est produit entre le 19e et le 20e siècle. Au cours de l'année 1899 la Società Anonima delle Terme di San Pellegrino a été fondée, faisant de la station une destination internationale :
- Salle de boissons (1901), où les visiteurs buvaient directement l'eau thérapeutique ;
- Grand Hôtel (1905), symbole de la Belle Époque ;
- Casinò Municipale (1907), l'un des plus beaux chefs-d'œuvre de l'Art nouveau en Europe.
C'est la naissance d'un petit Monte Carlo alpin, où élégance, santé et mondanité s'entremêlent sur les rives du Brembo.
Aujourd'hui : la tradition continue
Le QC Terme San Pellegrino moderne reprend cet héritage.
Bains bouillonnants, saunas, parcours Kneipp et salons de détente cohabitent avec des colonnades Art nouveau, des plafonds ornés de fresques et des mosaïques du début du XXe siècle.
Le thermalisme n'est plus une “cure” au sens médical du 19e siècle, mais une régénération : un lent bien-être, dans un lieu où l'histoire n'a pas été effacée, mais intégrée de manière raffinée.

























